Pathologies hivernales

Au jardin des plantes médicinales homéopathiques Weleda

Les indispensables de la saison

Vent, froid, humidité… en automne et en hiver, notre corps est soumis à rude épreuve. Toux, fièvre modérée, courbatures, maux de tête sont les manifestations d’un état qu’il est important de prendre en charge rapidement. Pour traverser cette saison en bonne santé, la trousse homéopathique familiale idéale devrait contenir :

Aconitum napellus L., l’aconit

L’aconit napel, de son nom latin Aconitum napellus L., est une plante de la famille des Renonculacées. La plante renferme un alcaloïde particulièrement toxique : l’aconitine. Également appelé « casque de Jupiter » ou
« capuchon de moine » du fait de la forme de ses fleurs d’un beau bleu foncé parfois violacées, l’aconit apprécie les bois et prés humides et peut atteindre jusqu’à
1,5 mètre de hauteur.

Aconitum napellus L. est largement utilisée en homéopathie dans le traitement des infections inflammatoires, et particulièrement en début d’infection de type angine, bronchite, laryngite ou état fébrile lié à un coup de froid 1.

Atropa Belladonna L., la belladone

La belladone est une grande plante herbacée vivace
(60 à 180 cm) de la famille des Solanacées. Originaire d’Europe, elle croît dans les clairières et au bord des chemins forestiers, de préférence en terrain calcaire. Ses feuilles sont ovales et pointues, ses fruits semblables à des cerises noires

De son nom latin Atropa belladonna L., la belladone est une plante hautement toxique ; elle renferme différents alcaloïdes dont l’hyoscyamine et l’atropine. La consommation, de 10 à 15 de ses baies rouge-noir représentent une dose mortelle pour l’homme. Bien dosé, un poison peut s’avérer être un excellent médicament. Ainsi, cette plante doit être exclusivement réservée à la préparation de produits en milieu pharmaceutique. En homéopathie, Atropa Belladonna L. est traditionnellement utilisée dans le traitement de la fièvre soudaine et intense, ainsi que dans la prise en charge de nombreux troubles ORL (angines, otites, rhino-pharyngites...) fort courants en période hivernale 2.

Drosera, les droseras

Petites plantes carnivores protégées, les droseras poussent principalement dans les tourbières, notamment dans le parc naturel du Massif des Vosges. Ils n’ont pas d’odeur ni à l’état frais ni à l’état sec. Les droseras tiennent leur nom du latin « ros solis » qui signifie « la rosée du soleil », et ce, en raison du suc brillant qui perle à l’extrémité de leurs cils.

Le drosera à feuille ronde, Drosera rotundifolia, renferme des glucides, des tanins, des pigments flavoniques, divers acides et des naphtoquinones dont la principale est la plumbagone. En homéopathie Drosera est traditionnellement utilisé dans le traitement de la toux spasmodique 3.

Echinacea angustifolia DC, l’échinacée

L’échinacée est une jolie fleur aux allures de marguerite dont les pétales s’ornent de couleurs plus variées. Son cœur est composé de piquants, illustrant son nom d’Echinacea qui dérive d’un mot grec signifiant
« hérisson ». Si l’on connait la valeur ornementale de cette plante présente dans de nombreux jardins, on ignore souvent les principes actifs qu’elle renferme. Originellement exploitée par les indiens d’Amérique, le monde occidental a très vite apprivoisé ses multiples vertus notamment celles de renforcer le système immunitaire et d’accompagner les infections aussi bien virales que bactériennes. Sous forme homéopathique Echinacea angustifolia DC est traditionnellement utilisée dans le traitement des affections des voies respiratoires
supérieures et pour prévenir des principales infections hivernales 4.

Eucalyptus globulus, l’eucalyptus

L’eucalyptus « globuleux » ou « gommier bleu » est une Myrtacée, originaire d’Australie où les Koalas se nourrissent de ses feuilles coriaces. Aujourd’hui largement cultivé, l’eucalyptus peut atteindre entre 30 et 100 mètres de hauteur. De son nom latin Eucalyptus globulus, l'eucalyptus porte également le nom « d’arbre à fièvre ». Les feuilles séchées des vieux arbres sont extrêmement riches en huiles essentielles, réputées pour leur action antiseptique et leurs vertus sur les voies respiratoires (effet antibactérien, expectorant et antitussif) 5.

Sabadilla officinarum Cham., la cévadille

La cévadille (Sabadilla officinarum Cham. en latin) est une plante vivace d’Amérique centrale, de la famille des Liliacées. Elle croît généralement sur les plaines et collines non boisées à 1000 m d’altitude. Ses tiges peuvent atteindre jusqu’à 2 m de haut et chacune de ses sommités est recouverte de fleurs de couleur blanche à jaune verdâtre qui poussent en épi.

Ses graines, toxiques pour les animaux à sang froid, renferme un mélange d’alcaloïdes stéroïdiques toxiques. Autrefois utilisée comme antiparasitaire, la graine de Sabadilla officinarum Cham. est traditionnellement utilisée en homéopathie, pour son action sur les éternuements et l’écoulement nasal abondant 6.

Complément par symptôme

Poussées subites de température

- Le phosphate de fer

Le phosphate de fer est une poudre gris ardoise, qui provient d’un mélange de protosulfate de fer et de phosphate de sodium cristallisé. Ces cristaux sont pratiquement insolubles dans l’eau ou l’alcool. En médecine homéopathique, le phosphate de fer favorise la prise en charge des poussées subites de température 7.

 

Symptômes aigus de l'état grippal

- Eupatorium perfoliatum, l’eupatoire
L’eupatoire ou « herbe à fièvre » est une grande et belle astéracée, qui croît généralement par masse dans les endroits marécageux ou humides. Les parties aériennes de l’eupatoire contiennent des lactones sesquitérpéniques, des flavonoïdes méthoxylés (eupatorine), des stérols, des tanins et des polysaccharides.

- Bryonia alba L., la bryone
La bryone est une plante grimpante et vivace commune en Europe centrale. Le fruit, une baie rouge à maturité, peut provoquer la convoitise des enfants, mais attention toutes les parties de la plante sont toxiques. Les racines, autrefois recherchées pour leurs propriétés purgatives, renferment des cucurbitacines.

 

En médecine homéopathique, Eupatorium perfoliatum et Bryonia alba L contribuent à soulager les symptômes aigus de l’état grippal 8.

 

Toux sèches et répétitives

- Coccus cacti, la cochenille
La cochenille, de la famille des coccidés, est un petit insecte vivant sur certaines variétés de cactus d’Amérique latine. Cet insecte produit de l’acide carminique qui permet la production de différentes teintes de rouge dont le rouge carmin.

- Ipecacuanha, l’ipéca
L’ipéca est un sous-arbrisseau vivace de la famille des rubiacées. Il croît dans les zones forestières humides du sud du Brésil. Les principes actifs sont concentrés au niveau de la racine : principalement alcaloïdes, tanins et hétérosides.

- Mephitis putorius, la moufette
La moufette est un petit mammifère carnassier qui a la particularité de pouvoir projeter ses sécrétions à plusieurs mètres en direction d’un intrus. L’odeur dégagée par ces sécrétions lui a valu son nom.

 

En médecine homéopathique, Coccus cacti, Ipecacuanha et Mephitis putorius vont apaiser les toux sèches et répétitives 9.

 

Composante "fatigue"

- Cinchona pubescens Vahl, le quinquina rouge
Le quinquina rouge est un arbre particulièrement robuste originaire de l’Équateur, il peut atteindre jusqu’à 20 mètres de hauteur. Aujourd’hui le quinquina est cultivé de façon intensive pour son écorce dont on extrait la quinine qui a été découverte par deux pharmaciens français J. Pelletier et J.B. Caventou en 1820.

- Veratrum album L., le vératre blanc
Le vératre blanc ou l’hellébore blanc est une liliacée des régions montagneuses d’Europe et de l’Asie septentrionale. Ses feuilles sont alternes et ovales et ses fleurs sont réunies en panicule. Le vératre est une plante très toxique, son rhizome contient des alcaloïdes dont le plus abondant est la jervine, mais le plus toxique est la protovérine.

 

En médecine homéopathique, Cinchona pubescens Vahl  (plus communément désigné sous China Rubra) et Veratrum album L. vont agir sur la composante « fatigue » 10.

Muqueuses nasales irritées

- L’Aloe vera
L’Aloe vera est une belle plante des régions sèches, pouvant atteindre 80 centimètres de hauteur. En son centre, une hampe florale d’un mètre de haut, porte de nombreuses fleurs jaunes ou jaune orangé. Extrait au cœur des feuilles charnues de l’aloès, le gel d’Aloe vera contient des polysaccharides, des acides aminés, des lipides et des stérols. Sa teneur élevée en mucilage* lui permet le maintien de l’humidité et la protection de la muqueuse nasale. Son action apaisante et hydratante 11 est connue et reconnue depuis plus de 5 000 ans.

*substance polysaccharidique ayant la capacité de capter l’eau au sein de leur structure en treillis et de gonfler jusqu’à former du gel.

1 Dr H. Voisin. Matière médicale du praticien homéopathe, Ed. Maloine. 1976, 2e édition : pages 15-19
2 Dr H. Voisin. Matière médicale du praticien homéopathe, Ed. Maloine. 1976, 2e édition : pages 177-181
3 P. Kollitsch. Homéopathie Matière Médicale Thérapeutique, Ed. Helios. 1989 : pages 173-174
4 J. H. Clarke. A dictionary of practical materia medica, Third Edition, 1987, Health Science Press Volume I : pages 690-695
5 W. Boericke, M. D-Boericke & Runyon. Pocket manual of homeopathic materia medica, 5e édition. 1927 : page 270
6 P. Kollitsch. Homéopathie Matière Médicale Thérapeutique, Ed. Helios. 1989 : pages 120-121, 319-320, 58-59
7 Dr H. Voisin. Matière médicale du praticien homéopathe, Ed. Maloine. 1976, 2e édition : pages 517-519
8 P. Kollitsch. Homéopathie Matière Médicale Thérapeutique, Ed. Helios. 1989 : pages 120-121, 319-320
9 Dr H. Voisin. Matière médicale du praticien homéopathe, Ed. Maloine. 1976, 2e édition : pages 400-401, 626-631, 794-795
10 Dr H. Voisin. Matière médicale du praticien homéopathe, Ed. Maloine. 1976, 2e édition : pages 346-349, P. Kollitsch. Homéopathie Matière Médicale Thérapeutique, Ed. Helios. 1989 : pages 332-333
11 Jean Bruneton. Pharmacognosie Phytochimie Plantes médicinales, Ed. Tec&Doc. 1993, 2e édition : pages 363-365

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