Le coing

En pâte de fruit ou en gelée, on aime le coing une fois épluché et cuit. Très âpre et immangeable cru, il s’accommode une fois cuit, autant du sucré que du salé. Avec la poire, son lointain cousin, il partage une chair à consistance granuleuse, due à des amas de cellules pierreuses. Sur le plan médical, il était autrefois utilisé en sirop ou en gelée contre la diarrhée. S’il a fait l’objet de moins d’études scientifiques que le citron, il présente un fonctionnement similaire d’un point de vue de la médecine anthroposophique. Quels secrets renferme ce fruit ?

Le coing ancien venu de loin

Le coing nous vient d’Asie Centrale, de la région de la Mer Caspienne et d’Iran. Il était déjà cultivé 4000 ans avant notre ère en Babylonie, l’Irak d’aujourd’hui. Aussi appelé « pomme de Cydon », d’où provient son nom latin Cydonia vulgaris, il était prisé des grecs de l’Antiquité qui l’accompagnaient de miel pour le déguster, et ornait les riches banquets romains. C’est au XVème siècle qu’il arrive en Provence, où il connait rapidement un vif engouement.

La fleur, le fruit

Le coing est le fruit du cognassier, un arbre très dense pouvant atteindre huit mètres de hauteur. Il fleurit en mai, et ses feuilles duveteuses en forme de cœur prennent alors une couleur plus claire. Son fruit volumineux à la chair dure, en forme de poire, a une surface recouverte d’un doux duvet lorsqu’il est mûr. C’est le signe qu’il peut être cueilli, sous nos climats le plus tard possible à la fin de l’automne, dès l’arrivée des premiers frimas.

Comme le citron, le coing présente une peau très dure. Toutefois, contrairement à l’agrume, le coing n’a pas besoin de chaleur et de lumière pour constituer sa chair. Celle-ci paraît très sèche, alors que le fruit contient autant d’eau que les autres. Une fois cuite, la chair du coing se gélifie grâce à sa forte teneur en pectine.

Concentration des liquides

Dans sa dynamique, le coing se durcit à l’intérieur de son écorce, en immobilisant les liquides, notamment grâce à ses pépins qui peuvent transformer de grandes quantités d’eau (jusqu’à 50 fois leur volume) en un mucilage épais. Cette capacité à maîtriser l’élément liquide le rend particulièrement intéressant pour inverser les processus d’épanchements externes observés dans la rhinite allergique.

Le citron et le coing, dans leur dynamique de croissance et de maturation, s’opposent naturellement à celle de l’inflammation allergique. En association, et administrés sous la forme et la dose appropriées au patient souffrant de rhinite allergique, ils donnent à l’organisme l’impulsion de guérison nécessaire.

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