La cosmétique naturelle

Naturel, bio, ça veut dire quoi ?

En cosmétique, il n'existe pas de définition légale de ce qui est "naturel" et de ce qui est "bio". Trop souvent utilisés, à bon ou mauvais escient, ces termes ne signifient rien si on ne se penche pas sur la formule intégrale du produit. Un soin peut par exemple contenir du beurre de karité ou de l'huile d'argan (matières premières naturelles) mais être conservé avec des substances de synthèse.

Pour être bio, un produit cosmétique doit d'abord être 100% d'origine naturelle

C’est une question de bon sens. Le qualificatif de bio ne s’applique pas à l’ensemble des substances issues de la nature mais seulement aux matières premières issues de cultures ou de récoltes certifiées bio. L’argile et les poudres de roches, quoique entièrement naturelles et écologiques, ne peuvent pas être qualifiées de biologiques, étant donnée leur nature minérale. Pour élaborer certains produits cosmétiques comme par exemple un dentifrice ou un savon, on est obligé de recourir à ce type d’ingrédients.

Comment s'y retrouver ?

Premier réflexe : commencer par s'assurer que tous les ingrédients sont d'origine naturelle.

En Europe, la composition complète d’un produit cosmétique, dite « INCI », doit obligatoirement figurer sur son emballage. Encore faut-il savoir la déchiffrer, sachant que les ingrédients y sont exprimés en anglais ou en latin ! Si vous avez un doute sur un ingrédient, vous pouvez consulter le site www.laveritesurlescosmetiques.com qui propose un glossaire.

Pour les produits Weleda, inutile de vous donner cette peine : leur composition intégrale figure aussi en français sur leur emballage… transparence oblige !

La part du naturel et du bio chez Weleda

Précurseur de la cosmétique naturelle et bio depuis 1921, Weleda s’est doté bien avant l’existence de tout label d’une charte qualité très stricte, qui garantit le caractère authentiquement naturel de l’ensemble de ses produits. En cultivant depuis plus de 90 ans ses propres jardins de plantes médicinales selon les méthodes de l’agriculture bio-dynamique et en faisant appel à des actifs végétaux majoritairement bio issus d’un réseau de partenaires fiables, Weleda démontre sa volonté d’intégrer une majorité d’ingrédients bio dans ses formules.

La part du naturel et du bio varie beaucoup d’un produit à l’autre. L’Huile de Massage à l’Arnica, le produit Weleda le plus connu, largement plébiscité par les sportifs de tous niveaux, contient 100% d’ingrédients naturels dont plus de 99% d’ingrédients bio (huiles d’olive et de tournesol, extrait de fleurs d’arnica , huiles essentielles de lavande et de romarin).

Quelques chiffres concernant Weleda :
    › Tous nos cosmétiques sont 100% d'origine naturelle
    › 94% des plantes fraîches d'origine bio
    › 73% des plante sèches d'origine bio
    › 63% des huiles et corps gras d'origine bio
    › 52% des huiles essentielles d'origine bio
    › 62% de nos matières premières végétales sont issues de l'agriculture biologique ou bio-dynamique contrôlée ou de la cueillette sauvage certifiée.

Globalement, sur l’ensemble des extraits végétaux mis en œuvre par Weleda en cosmétiques et compléments alimentaires, 77% sont d’origine bio (en 2012 contre 73% en 2011).

Chaque année, Weleda s’applique à hausser ces pourcentages en concluant des partenariats avec des producteurs certifiés bio ou en développant de nouveaux projets de cultures biologiques ou biodynamiques.

Des conservateurs pour les produits bio ?

La conservation d’un produit cosmétique, surtout s’il contient de l’eau (crème, lait ou lotion), doit être assurée par des mesures adaptées, sans quoi il se détériore plus ou moins rapidement sous l’action de l’air, des bactéries, etc. La méthode la plus simple est de recourir à des conservateurs de synthèse, dont il existe toute une palette, notamment les parabens et le phénoxyéthanol. Leur caractère biocide permet de stopper le développement bactérien d’un produit mais lui confère aussi un potentiel allergène pour la peau.

Pour un produit cosmétique bio, la logique veut que l’on ne fasse pas appel à ce type d’ingrédients mais à des méthodes de conservation naturelle.

Il existe aussi des conservateurs de synthèse dits nature-identiques, acceptés par les chartes de cosmétique naturelle comme celle du BDIH et du label européen NATRUE (voir également www.natrue.org).

L’association Cosmébio et son organisme certificateur Ecocert les autorisent également. Cependant, jusqu’à fin 2008 (donc pendant 6 ans), le référentiel Cosmébio / Ecocert permettait, en outre, aux fabricants de recourir à des matières premières traitées avec des parabens ou du phénoxyéthanol, sans que cela n’apparaisse dans la formule détaillée de leurs produits, pourtant estampillés « bio » et souvent aussi « sans parabens » !

Bien que souscrivant à la charte de NATRUE, Weleda renonce à tout conservateur de synthèse et adopte un mode de conservation en parfaite cohérence avec sa conception du naturel : en faisant appel aux propriétés bactériostatiques des huiles essentielles et de l’alcool. A cela s’ajoute le choix d’emballages réduisant le contact des produits avec l’air et la lumière. Les pots dans lesquels l’on peut tremper son doigt, par exemple, sont exclus pour le conditionnement des crèmes Weleda, car ils augmentent les risques de contamination bactérienne.

 

L’alcool est-il mauvais pour la peau ?

Certes, appliqué à l’état pur sur la peau, l’alcool est asséchant et irritant et déconseillé aux peaux sensibles. Mais cette explication, qui a été diffusée par Envoyé Spécial, est largement insuffisante au regard des avantages que présente l’alcool lorsqu’il est correctement dosé et utilisé. On n’a pas parlé de l’effet d’un conservateur de synthèse, s’il était appliqué pur à même la peau …

Weleda emploie de l’alcool (éthanol) de qualité biologique, issu de la fermentation de blé, soigneusement dosé pour conserver certains produits ou en tant que solvant pour préparer certains extraits végétaux. Fortement dilué, il est associé à d’autres substances nourrissantes et protectrices comme des huiles végétales, beurres de karité et de cacao, cire d’abeille, etc. : tout un ensemble d’ingrédients agissant en synergie et choisis de façon à prévenir le dessèchement cutané. Cela change tout.

D’ailleurs, les tests dermatologiques le prouvent : avant d’être mis sur le marché, les produits Weleda sont testés (sur des sujets volontaires) pour garantir leur innocuité, leurs propriétés hydratantes, relipidantes ou autres, selon les paramètres recherchés.

L’alcool (éthanol) à petites doses constitue donc une alternative valable aux conservateurs chimiques de type parabens ou autres, dont les risques potentiels (allergies, perturbations endocriniennes, cancers) liés à des multi-expositions à long terme sont mal maîtrisés.

Faut-il éviter les huiles essentielles ?

Les parfums, qu’ils soient naturels ou non, sont susceptibles de provoquer des allergies cutanées. On estime à 1 à 3% la part de la population mondiale allergique à l’une ou l’autre substance aromatique, parfum de synthèse ou huile essentielle.

Mais bien que les médias s’attardent volontiers sur les risques liés à l’utilisation des huiles essentielles naturelles, dans le palmarès des parfums allergisants, les molécules synthétiques et hémisynthétiques tiennent une place de choix.

Il faut distiller 4 tonnes de pétales fraîches de roses de Damas pour obtenir 1 kilo d’huile essentielle (ou « seulement » 900 kilos de pétales pour 1 kilo d’absolue de rose) et 100 kilos de lavande fraîche pour obtenir 1 kilo d’huile essentielle… Chaque goutte de ces substances concentre la puissance de centaines de fleurs… Ingrédients hautement concentrés, les huiles essentielles doivent être soigneusement dosées et de qualité irréprochable. Et rares sont celles que l’on peut appliquer pures sur la peau sans avoir de souci. Pourtant, il serait dommage de se passer de ces substances précieuses pour la qualité de leurs parfums et de leurs vertus thérapeutiques et cosmétiques.

Pour ses produits, Weleda fait exclusivement appel à des huiles essentielles naturelles produites par des producteurs sous contrat, selon un cahier des charges précis. Certaines sont certifiées biologiques comme par exemple les huiles essentielle de rose, de lavande et de citron. Elles sont extraites selon des procédés traditionnels, le plus souvent par distillation avec entraînement à la vapeur d’eau. Avant de passer dans le flux de production, chaque arrivage d’huile essentielle est analysé par les services du Contrôle Qualité de Weleda pour évaluer son degré de pureté. Il n’est pas rare qu’une huile essentielle, matière onéreuse, soit falsifiée (mélangée à d’autres substances) et seules des mesures précises faisant appel à des appareils de pointe permettent de le déceler. Enfin, le mode de stockage a une influence décisive sur la qualité des huiles essentielles que l’on emploie : sous l’action de l’air, elles s’oxydent avec le temps (on parle de peroxydation), ce qui leur donne un caractère agressif et irritant pour la peau.

L’expérience montre qu’un produit véritablement naturel, parfumé avec des huiles essentielles de qualité et correctement dosées, est généralement bien toléré. Les statistiques réalisées par le service de cosmétovigilance Weleda font ressortir le caractère très rare des cas d’effets indésirables – et notamment des cas d’allergies – liés à l’utilisation des produits Weleda (moins d'un cas par million de produits vendus).