L'agriculture bio-dynamique

La méthode d’agriculture « biologique dynamique » préserve l’environnement en recourant à des fertilisants naturels, des extraits de plantes et des poudres de roche. Elle vise à véritablement soigner la terre, organisme vivant à part entière, en considérant qu'il est nécessaire de soutenir et de redonner au sol sa vitalité féconde.

Mode d'approvisionnement en matières premières privilégié par Weleda pour la production de ses cosmétiques et préparations pharmaceutiques, la bio-dynamie a été inaugurée par Rudolf Steiner en 1924 et homologuée en France en 1988 par le Ministère de l'Agriculture.

Dès les années 1920, l’agriculture traditionnelle connaissait une mutation fondamentale. Les nouveaux modes de production recourant énormément à la chimie et aux machines permettaient d’accroître les rendements et la rentabilité mais nuisaient à la qualité des plantes et par conséquent du produit fini. En même temps, les animaux et la terre devenaient stériles. Préoccupés par ces développements, les agriculteurs prièrent Rudolf Steiner de se baser sur la vision anthroposophique de l’homme et du monde pour développer une autre façon de considérer et traiter la terre. En 1924, il donna alors un cycle de conférences, le « Cours aux agriculteurs » à Koberwitz, pour présenter des instructions pratiques formant la base de l’agriculture biodynamique.

Un principe de base guide la démarche biodynamique : la terre est un organisme vivant à part entière. La biodynamie rejette de ce fait, comme l’agriculture biologique, les produits phytosanitaires, tels les pesticides et engrais chimiques. Cette agriculture thérapeutique va cependant plus loin qu’une simple fertilisation du sol : elle s’attache à soigner les sols avec des extraits de plantes, des minéraux, des composts… Tout cela en respectant les rythmes et cycles terrestres et cosmiques de la nature (ceux des astres, des saisons, des différents moments de la journée…) afin d’obtenir des produits de qualité dans un paysage vivant et diversifié. Puisque c’est de la vie et de l’équilibre du sol que dépend la vitalité des plantes que l’on y cultive.

Des méthodes particulières de culture et différents apports naturels permettent de ne pas mettre en danger les espèces en voie de disparition et d’améliorer la qualité des sols :

   › Apport de minéraux (ex : sable pour les plantes affectionnant des terrains secs et sablonneux : millepertuis, fraisier des bois…)
   › Apport de compost naturel à différents dosages,
   › Utilisation de préparations biodynamiques classées en trois catégories :
          • celles qui activent la vie bactérienne du sol, et qui agissent sur sa fertilité.
          • celles qui favorisent la photosynthèse.
          • celles qui activent les processus de décomposition.
   › Travaux de cultures adaptés : il faut bien entendu respecter certains principes et prendre les bonnes mesures : éviter d’épuiser les sols par un rendement forcené, contrôler son degré d’humidité, vérifier l’état des plantations, consulter la météo…

De plus, la culture d’espèces végétales – sur les parcelles non utilisées - enrichit les sols, en azote notamment, tout en les couvrant d’un tapis végétal entretenant les processus vitaux du sol: sont utilisées des légumineuses comme le trèfle violet, la vesce, la féverole, le pois, la phacélie, le sarrasin, le seigle…

La biodynamie, partant d’une approche qualitativement globale de la nature a été homologuée en France en 1988 par le Ministère de l’Agriculture.

Cette agriculture biodynamique est répandue à l’échelle mondiale sous le label « Demeter ». Environ 4500 exploitants dans 50 pays vendent leurs produits sous cette appellation. En Allemagne, 1400 domaines agricoles ont reçu le label Demeter.

Pour en savoir plus, consultez le site officiel de la Maison de l'Agriculture biodynamique :

www.bio-dynamie.org