La cosmétique naturelle

Naturel, bio, ça veut dire quoi ?

En cosmétique, il n'existe pas de définition légale de ce qui est "naturel" et de ce qui est "bio". Trop souvent utilisés, à bon ou mauvais escient, ces termes ne signifient rien si on ne se penche pas sur la formule intégrale du produit. Un soin peut par exemple contenir du beurre de karité ou de l'huile d'argan (matières premières naturelles) mais être conservé avec des substances de synthèse.

Pour être bio, un produit cosmétique doit d'abord être 100% d'origine naturelle

Le qualificatif de bio ne s’applique pas à l’ensemble des substances issues de la nature mais seulement aux matières premières issues de cultures ou de récoltes certifiées bio. L’argile et les poudres de roches, quoique entièrement naturelles et écologiques, ne peuvent pas être qualifiées de biologiques, étant donnée leur nature minérale 1. Pour élaborer certains produits cosmétiques comme par exemple un dentifrice ou un savon, on est obligé de recourir à ce type d’ingrédients.

1 : RÈGLEMENT (CE) N°834/2007 DU CONSEIL du 28 juin 2007 relatif à la production biologique et à l'étiquetage des produits biologiques 

 

Comment s'y retrouver ?

Premier réflexe : commencer par s'assurer que tous les ingrédients sont d'origine naturelle.

En Europe, la composition complète d’un produit cosmétique, dite « INCI », doit obligatoirement figurer sur son emballage. Encore faut-il savoir la déchiffrer, sachant que les ingrédients y sont exprimés en anglais ou en latin ! Si vous avez un doute sur un ingrédient, vous pouvez consulter le site www.laveritesurlescosmetiques.com qui propose un glossaire.

 

La part du naturel et du bio chez Weleda

Précurseur de la cosmétique naturelle et bio depuis 1921, Weleda s’est doté bien avant l’existence de tout label d’une charte qualité très stricte, qui garantit le caractère d'origine naturelle de l’ensemble de ses produits. En cultivant depuis plus de 90 ans dans ses propres jardins les plantes médicinales selon les méthodes de l’agriculture bio-dynamique et en faisant appel à des actifs végétaux majoritairement bio issus d’un réseau de partenaires fiables, Weleda démontre sa volonté d’intégrer une majorité d’ingrédients bio dans ses formules.

Globalement, sur l’ensemble des extraits végétaux mis en œuvre par Weleda en cosmétiques et compléments alimentaires, 81,2% sont d’origine bio 2.

Chaque année, Weleda s’applique à hausser ces pourcentages en concluant des partenariats avec des producteurs certifiés bio ou en développant de nouveaux projets de cultures biologiques ou biodynamiques.

 

2 : rapport annuel d'activité 2016 du Groupe Weleda.

 

Des conservateurs pour les produits bio ?

La conservation d’un produit cosmétique, surtout s’il contient de l’eau (crème, lait ou lotion), doit être assurée par des mesures adaptées, sans quoi il se détériore plus ou moins rapidement sous l’action de l’air, des bactéries, etc. La méthode la plus simple est de recourir à des conservateurs de synthèse, dont il existe toute une palette, notamment les parabens et le phénoxyéthanol. Leur caractère biocide permet de stopper le développement bactérien d’un produit mais lui confère aussi un potentiel allergène pour la peau.

Pour un produit cosmétique bio, la logique veut que l’on ne fasse pas appel à ce type d’ingrédients mais à des méthodes de conservation naturelle.

Il existe aussi des conservateurs de synthèse dits nature-identiques, acceptés par les chartes de cosmétique naturelle comme celle du BDIH et du label européen NATRUE (voir également www.natrue.org).

Bien que souscrivant à la charte de NATRUE, Weleda renonce à tout conservateur de synthèse et adopte un mode de conservation en parfaite cohérence avec sa conception du naturel : en faisant appel aux huiles essentielles et à l’alcool. A cela s’ajoute le choix d’emballages réduisant le contact des produits avec l’air et la lumière. Les pots dans lesquels l’on peut tremper son doigt, par exemple, sont exclus pour le conditionnement des crèmes Weleda, car ils augmentent les risques de contamination bactérienne.

 

L’alcool est-il mauvais pour la peau ?

Certes, appliqué à l’état pur sur la peau, l’alcool est asséchant et irritant et déconseillé aux peaux sensibles mais l'alcool présente des avantages lorsqu’il est correctement dosé et utilisé.

Weleda emploie de l’alcool (éthanol) de qualité biologique, issu de la fermentation de blé, soigneusement dosé pour conserver certains produits ou en tant que solvant pour préparer certains extraits végétaux. Fortement dilué, il est associé à d’autres substances nourrissantes et protectrices comme des huiles végétales, beurres de karité et de cacao, cire d’abeille, etc. : tout un ensemble d’ingrédients agissant en synergie et choisis de façon à prévenir le dessèchement cutané. 

Les tests dermatologiques prouvent que les produits Weleda présentent une bonne tolérance cutanée.

L’alcool (éthanol) à petites doses constitue donc une alternative valable aux conservateurs chimiques.

 

Faut-il éviter les huiles essentielles ?

Les parfums, qu’ils soient naturels ou non, sont susceptibles de provoquer des allergies cutanées.

Ingrédients hautement concentrés, les huiles essentielles doivent être soigneusement dosées et de qualité irréprochable. Et rares sont celles que l’on peut appliquer pures sur la peau sans avoir de souci. Pourtant, il serait dommage de se passer de ces substances précieuses pour les vertus de leurs parfums et de leur qualité.

Pour ses produits, Weleda fait exclusivement appel à des huiles essentielles naturelles produites par des producteurs sous contrat, selon un cahier des charges précis. Elles sont extraites selon des procédés traditionnels, le plus souvent par distillation avec entraînement à la vapeur d’eau. Avant de passer dans le flux de production, chaque arrivage d’huile essentielle est analysé par les services du Contrôle Qualité de Weleda pour évaluer son degré de pureté. Il n’est pas rare qu’une huile essentielle, matière onéreuse, soit falsifiée (mélangée à d’autres substances) et seules des mesures précises faisant appel à des appareils de pointe permettent de le déceler. Enfin, le mode de stockage a une influence décisive sur la qualité des huiles essentielles que l’on emploie : sous l’action de l’air, elles s’oxydent avec le temps (on parle de peroxydation), ce qui leur donne un caractère agressif et irritant pour la peau.